Le 12 juin, après une série d'arrêts, un humain reprend la main : c'est prévu, et le code sait qu'une reprise humaine doit temporairement empêcher le superviseur de re-couper aussitôt — sinon on tourne en rond. Le défaut : cette reprise n'avait aucune date de péremption. Elle a continué de neutraliser les dépassements pendant quarante jours, sans le moindre message d'erreur, sans le moindre voyant rouge.
Le journal en porte la trace de la manière la plus nue possible : aucune directive d'arrêt automatique après le 12 juin 2026. Ce silence ressemblait au calme. C'était un verrou resté ouvert.
Un audit du dispositif l'a trouvé, et la correction est allée à la cause : une reprise humaine expire désormais à la frontière de jour de trading, comme tout le reste. Des tests interdisent le retour du défaut, et le commentaire du code garde la date de l'incident — pour que le prochain lecteur sache pourquoi cette borne existe.